jeudi 24 mars 2011

Une part de nourrain récoltée à l'instar de Stefal

J'ai réussi à atteindre une table finale en revenant du diable-vauvert, à la manière d’un Stefal des grands jours, et ainsi gagner une part du nourrain offert.

Et pourtant, point de grosse paire pour me sauver, contrairement au futur vainqueur du tournoi qui lui reçut paires de rois et d’as à qui mieux mieux.

Alors certes, ce n’était pas le tournoi de l’année, mais un tournoi garantissant 30 tickets SCOOP à 10€ en plus du prizepool standard créé à partir d’un buyin de 2€ double chance (id est un seul rebuy autorisé).
 J’ai pris un plaisir certain à jouer ce tournoi concocté par Poker Academie, car les joueurs étaient plutôt compétents, la structure agréable et conséquemment le jeu intéressant pour ce niveau de buy-in.
 Pour la petite histoire et le clin d’œil à notre Capello Belge, mon tapis fondit jusqu’à 1 blinde à la bulle où je me retrouve UTG à pousser ATo (pas le move de l'année non plus lol), sur relancé par un gros tapis avec AQ, et payé de manière étrange par le plus petit tapis (moins d’une blinde) avec 46s !
 Pas compris sur le coup pourquoi il paye, alors qu’il pouvait attendre encore 3 coups …
 Bref je plus-que-quadruple sur ce coup en chattant un dix, et une fois la bulle passée, je gérerai mon petit tapis au mieux, sans satellisation (pour une fois).
 Je dois travailler cette aptitude de résistance lorsque toute fold équité est envolée, rien n’est jamais perdu au poker encore faut-il en avoir pleinement conscience(*).
 Définition détournée :
(*)Conscience : cette chose pénible entre deux siestes.

mardi 22 mars 2011

Re steal à l'envers chez l'ange vert

Retour sur un week-end à forte coloration verte, qui s'est décliné en deux évènements motivants pour le joueur de poker amateur que je suis.
 Samedi matin me voilà parti en voiture à l’aube pour un périple vers Saint-Etienne, stade Geoffroy-Guichard où se tenait un satellite live du France Poker Tour.


Arrivé à peu près à l’heure, je prends place en découvrant les jolis stickers, porte-clés(*), mug, stylo et bloc note estampillés FPT 2011.

Ma table est placée dans un salon VIP du stade avec vue plongeante sur la pelouse mythique
des verts picorée pour l'occasion par des centaines de pigeons (ouais c’est moins mythique déjà).

Bonne ambiance avec un bar ouvert et une organisation impeccable.

Au milieu du deuxième niveau, Aurélien Guiglini vient s’assoir à la table d’à côté, pile en
face de moi.
Affichant une poker face assez hermétique, il doublera en chattant un 20/80, ensuite il
bavardera beaucoup plus en parlant de son job de poker pro et toute la salle en profitera.

Pour ma part, je passerai mes 6h de jeu à réviser mes départements français, à un rythme de sénateur (1 niveau = 1 orbite …) incompatible avec l’accélération de la structure pour pouvoir espérer grand-chose mis à part un miracle.

Ma meilleure main sera un AKs touché en big blinde qui emportera le pot sur un 3Bet
standard.
Un coup bizarre quand même qui me permettra de doubler sur un adepte du top paire kicker figuratif :
Pas très attentif à la table (j’observe et écoute « Guignol »), j’annonce call au bouton sans
avoir entendu la relance UTG, et me voici dans un pot de 7,5 blindes avec une Mayenne de trèfle en main
Flop 

... mince ...

Je paye le donk bet du relanceur initial en observant mon tapis qui me crie que cette histoire pourrait mal se finir.
Turn qui m’ouvre une palanquée d’outs ... re-mince (slimfast) ...
Donk check en face, je réfléchis, regarde l’heure (c’est bientôt la pause déjeuner), recompte mon tapis, et décide de donner la migraine à mon adversaire en posant mes jetons restants devant la ligne.
Je suis derrière lorsque vilain paye hors cote 80% de son tapis avec



Il me faut donc un 5, un 4, un 3 ou un trèfle pour gagner, et c’est le dix de trèfle qui me soulage, merci la Mayenne !

Un autre coup aurait pu me permettre de monter du jeton sur cette table assez passive, j’envoie la sulfateuse sur un flop A4X avec AJ et suis payé par un autre adepte du top-paire-à-l’-As-pourri qui présente un joyeux A9o.
Turn 4, river Q pour un partage un peu pénible.

Je finirai 66eme / 190 en resteal à tapis en poussant du bouton mes 7 dernières blindes contre une paire de barbus malvenue.
Comme toujours une expérience sympa en live, mais bon 6h de jeu pour 3h de route, pas sûr de l’intérêt pour l’année prochaine … et ce couillon de Rincevent qui n’avait pu chatter ni ticket ni invitation VIP (comprends pas, Yaveh bien Guiglini...).

Dimanche soir, deuxième tournoi « vert », il s’agit de l’Altitude 100K sur la room verte grâce à un ticket chatté en début de semaine.
Je suis en swap avec DEDé, et nous nous suivons en montant un tapis intéressant dans
les trois premières heures de jeu.
Puis au retour de la troisième pause, la structure devient injouable à 200 joueurs restants (ITM à 120), il n’y a plus que deux solutions : attendre une premium en jouant du « time », ou bien tenter de forcer dame chance.

Tu me connais, moi je suis plutôt du genre je-force-dans-le-tas, et je ferai le move de trop en tentant un resteal à tapis contre Jessy Marillaud (aka j.m.optimise), je lui offrirai mes 8 dernières blindes en m'inclinant logiquement sur un 30/70 (A7o contre paire de dix servie).
Pas tout perdu ce soir là puisque mon ami swappeur troyen, qui lui avait adopté la
première solution, claquera une belle place dans le top 60 en se faisant craquer les Rois par A3 (grrr inside).


VGG aussi à Jessy qui s’offre une belle table finale en jouant un poker « panache » que j'apprécie particulièrement.

Définition détournée:
(*)Porte-clefs : Invention très pratique qui permet de perdre toutes ses clefs d’un seul coup au lieu de les perdre une par une.

dimanche 20 mars 2011

DoN d'ubiquité

Un petit billet clin d'oeil, celà se passait jeudi soir sur une room verte.

Je n'avais pas prévu de jouer mais plutôt de supporter les copains bloggeurs Gum et Alaala07 dans leur quête d'un ticket Altitude 100K, voire d'un package pour le gros tournoi live de la room en question.

Voyant que le satellite-finale en structure Deepstack allait s'éterniser, je me décide à ouvrir un SitnGo Quitte ou Double, ou DoN (Double or Nothing).

Et là ... rien ... juste une barre windows avec uniquement la possibilité de réduire en barre de tâche, ou de fermer.

Pas facile à jouer dans une fenêtre réduite à sa plus simple expression, pourtant en regardant le lobby du SitnGo, je m'aperçois que les blindes tournent !
Me vient l'idée de cliquer sur [Observer la table], et me voilà spectateur de moi-même :)
La preuve en image :

En effet, si le logiciel m'avait "reconnu", j'aurai eu l'option Revenir ou Reprendre le jeu, non, non ici je suis reconnu comme observateur.

J'ai failli m'auto-encourager dans le chat, ce n'est pas cartermd qui l'aurait inventé ;)

Epiloque de cette histoire sans intérêt : après arrêt / relance du logiciel, je finirai par remporter ce SitnGo grâce à mon edge en DoN d'ubiquité.

Moralité : quand on veut gagner sur des logiciels de poker buggués, il faut savoir être aussi patient et imaginatif qu'un archéologue(*).

Définition détournée:
(*)Archéologue : meilleur mari qu'une femme puisse espérer, plus elle vieillit, plus il s'intéresse à elle.